C’est dans le milieu des années 70 que Tia Dag et son mari, Saulo Garroux, ont commencé à accueillir chez eux, des enfants d’exilés, de pays qui vivaient sous des régimes de dictature, comme le Chili, et également des enfants de classe moyenne qui avaient des problèmes comportamentaux. Tia Dag croyait que le fait de montrer à ceux-ci l’exclusion des jeunes des favelas de São Paulo pourrait les aider à mieux évaluer leur propre vie. L’expérience, a prouvé que j’avais raison. « Ils se rendaient compte qu’il y avait des réalités aussi difficiles que la leur» affirme-t-elle. Les jeunes de classe moyenne ont eu, d’un seul coup, un regard plus humanitaire »
Son contact avec la favela toute proche, à la Vila das Belezas, a également transformé sa maison en maison d’accueil pour les enfants et jeunes menacés par des groupes d’extermination. Quand elle a été trop petite, elle l’a vendue et en a acheté une autre, l’actuelle Casa do Zezinho, et a finit par en louer une autre pour elle. Avec l’aide d’ex-collègues de faculté de pédagogie et de volontaires, la Casa do Zezinho s’est consolidée comme espace d’éducation alternative, se fondant sur des actions collectives au sein de la favela.
Aujourd’hui 1.200 Zezinhos (comme sont surnommés les enfants et jeunes pris en charge par l’institution), âgés de 6 à 18 ans, ont la possibilité de fréquenter des ateliers d’art et de communication visuelle, de gastronomie et d’informatique. Ils disposent également de soutien scolaire, ont des cours d’anglais et font du sport. Les Zezinhos ont accès à médecin, dentiste et conseils nutritionnels et participent de discussion sur les thèmes de la sexualité, la politique et le marché du travail. Pour que la stimulation ne s’arrête pas seulement à la capacitation professionnelle, les jeunes de plus de 18 ans ont accès au micro-crédit. L’équipe de la Casa do Zezinho n’a presque pas changé depuis le début. Bon nombre de ceux qui ont commencé à travailler de manière ponctuelle ont abandonné leur emploi pour se consacrer exclusivement aux enfants et jeunes accueillis. “Je fais cela parce que j’aime. Je suis toujours émue de voir ce qu’ils affrontent pour être ici tous les jours”, dit Corina Macedo, psychologue et superviseur-géneral de la Casa do Zezinho. Près de 60% des employés sont des ex-Zezinhos. Formés en pédagogie, psychologie et autres cours, ils enseignent aux nouveaux Zezinhos à voir le monde avec plus de possibilités.
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| Ceci est un reportage du Projet Generosité. Toutes lês revues et sites de Editora Globo participent de cette action pour un monde meilleur. Découvrez les détails du projet sur |
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“Je pense que si toutes les ONG décidaient de s’arrêter une semaine, le Brésil exploserait” affirme Tia Dag. Avec le montant reçu du Projet Générosité, elle a l’intention de couvrir le terrain de sports qui se trouve au sommet du bâtiment de 2 étages, où fonctionne la Casa do Zezinho. Les jours de pluie, de froid ou de chaleur intense, utiliser le terrain est impossible. Désormais l’espace pourra être utilisé également par la communauté, pour réaliser des forums et évènements. Le projet du terrain de sport a été développé par un groupe d’ingénieurs volontaires et la structure métallique a été sponsorisée par une fondation internationale.
Le choix de la Casa do Zezinho comme gagnante du Projet Générosité 2009 s’est fait, suite à délibération d’un juri formé de Frederic Kachar, de Editora Globo; Eliane Belfort, du Comité de Responsabilité Sociale de la Fiesp (Fédération des Industries de São Paulo); Jean Philippe Leroy, directeur du Departement de Relations avec le Marché de la Bradesco; Karen Kanaan, Directrice de Communication et Relations Institutionnelles de l’Institut Endeavor; Marlova Jovchelovitch Noleto, de l’Unesco au Brésil; Oscar Motomura, Président de Amana-Key; Pedro Dias, Directeur de Communication Sociale de General Motors; Sandro Rego, Gérent de Communication Corporative de O Boticário; e Thaise Guzzatti, Présidente de l’ONG Acolhida na Colônia, gagnante du Projet Générosité 2008.





